Je crois qu’on s’est toutes questionnées sur notre poitrine. On la trouve trop petite, trop grosse, trop flasque, trop tombante, avec des tétons trop gros,…

Mais n’est il pas temps de se réconcilier avec cette partie de notre corps qui mérite d’être aimé et regardé avec bienveillance?

Je vous raconte mon expérience chaotique avec ma poitrine. 

Adolescente, j’ai eu une puberté très tardive. Je ne voyais pas mon corps changer alors que toutes les autres filles prenaient des hanches, des seins, et des fesses. 

Je me demandais si on ne m’avait pas un peu oublié lors de la distribution. Je me rappelle de moments dans la baignoire, où je regardais mon torse complètement plat et je me demandais si un jour ça allait changer. Le temps passait et rien ne bougeait…

Vers mes 16 ans, j’ai commencé à avoir de la poitrine, mais elle demeurait vraiment très petite (bonnet A). 

Depuis lors rien n’avait vraiment changé. 

J’ai tenté toutes les parades… les soutiens gorges et les maillots de bain très rembourrés, les petits hauts un peu volantés et j’en passe. Je me rappelle que je croisais beaucoup les bras sur ma poitrine pour la camoufler. 

J’étais affreusement complexée par cette minuscule poitrine, je ne me sentais pas femme. 

 

Il y a deux ans, j’ai décidé de prendre les choses autrement. J’ai fait le choix d’arrêter de porter des soutiens gorges que je ne remplissais même pas, et d’opter pour le « no bra ». On entend parler un peu partout du no bra en ce moment…

… mais alors qu’est ce que c’est? 

Juste le fait de ne pas porter de soutien gorge. Cela a plusieurs avantages, déjà : 

  • Plus de confort, mon corps n’était plus cisaillé et étouffé par les bretelles et les attaches. 
  • Pour la santé: des études montrent l’intérêt de ne pas porter de soutien gorge pour la santé notamment pour faciliter la circulation de la lymphe. 
  • Cela s’inscrit dans une démarche minimaliste 

 

Comment est-ce que j’ai entendu parler du no-bra?

J’ai découvert le no bra ou le fait de ne pas porter de soutien-gorge dans la vidéo de Laetitia de la Chaine Le corps, la maison, l’esprit. N’hésitez pas à aller jeter un oeil!
Par ici : Ma vie sans tétés, ni soutifs.

Mais alors j’en suis où? Poitrine libérée, délivrée?

J’ai toujours apprécié la belle lingerie, et les ensembles coordonnés. Mais j’avais tendance à porter des soutien-gorges inadaptés. J’avais aussi du mal à assumer mon corps tel qu’il était à force de porter de la lingerie très rembourrée. Finalement, je ne supportais plus la vision de mon corps nu. 

Bon je ne dis pas que c’était facile, au début, j’avais un peu de mal à assumer ce choix. Habitées par notre complexe, on  pense que tout le monde est focalisé sur notre poitrine. On peut aussi avoir peur que nos tétons soient apparents. La sexualisation des tétons féminins est largement responsable de ces impressions. 

J’ai commencé le no bra en hiver, et ça change tout. Pour me faciliter les choses, je portais un foulard noué très largement autour de mon cou. Il couvrait la poitrine et du coup je n’avais aucune difficulté. Au début sortir sans ce foulard pour cacher l’absence de soutien gorge était impensable pour moi. Quand je faisais une activité énergique (course à pied, descente rapide d’escalier,…), je sentais une légère douleur dans ma poitrine. Celle-ci a complètement disparu au bout de quelques semaines à peine. 

J’appréhendais un peu l’été et les vêtements fins et légers. Mais au fur et à mesure, je me suis habituée et c’est devenu facile. Je ne me suis plus du tout préoccupée du regard des autres. Plus on se focalise sur quelque chose, et plus les autres personnes auront également tendance à se focaliser dessus.

Au final, je n’ai pas senti de regards déplacés ou très peu. Je n’ai pas non plus eu de remarques. Autour de moi, mes proches n’ont même pas réellement vu la différence (en tous cas, ils ne m’ont rien dit). 

Je conseillerai largement le no bra à toute les femmes et ce quelque soit la taille de poitrine.

 

Et alors est ce que j’ai observé des changements? 

Déjà, il faut balayer le préjugé commun selon lequel ne pas porter de soutien-gorge va affaisser la poitrine. Dans tous les cas, la poitrine tombera un jour. Parce que la gravité est ce qu’elle est.

Mes seins n’ont pas bougé en hauteur ou en fermeté depuis l’arrêt du port de soutien gorge. Au contraire, j’ai l’impression que mes tétons se sont légèrement redressés. 

Mes tétons pointent toujours autant, mais ils ne sont plus vraiment sensibles aux frottements. 

Le changement notable, c’est que je suis plus confortable qu’avant. Je n’ai plus de traces sur le corps le soir (sauf si j’ai mis une culotte un peu trop serrée). 

Et surtout, j’ai accepté qu’une poitrine n’a pas naturellement la forme ronde « idéale » (selon la société) qui est donnée par le soutien-gorge. 

C’est le moment de crier libérée, délivrée! Si c’était à refaire, je signe sans hésiter.

Et aujourd’hui, quelle est ma relation avec ma poitrine? 

En 2017, j’ai choisi après plusieurs années de réflexion et par moment d’hésitation de me faire opérer et d’opter pour une augmentation mammaire par implant

Je sais que certain(e)s trouveront ce choix discutable et penseront que c’est en totale contradiction avec l’idée de s’accepter tel que l’on est. Mais j’ai fait ce choix pour être bien, et c’est aujourd’hui le cas. Je n’incite personne à recourir à la chirurgie esthétique, c’est un choix important qui a dans tous les cas des conséquences (au moins psychologiques). 

Je vous parle de ma chirurgie dans cet article

Aujourd’hui, ma relation avec ma poitrine est apaisée, je me suis réconciliée avec elle. Je suis enfin en harmonie avec mon corps et ça fait du bien!

Et vous, comment vivez vous avec votre poitrine? 
Catégories : Non classé

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