Vous avez envie d’arrêter la pilule? Je précise d’abord que les réflexions présentent dans cet article sont purement personnelles.

Enfin, important pour nous les femmes, parce que j’ai l’impression qu’une grande part des hommes ne s’y intéresse pas et préfère nous confier ce fardeau. Mais ça c’est une autre question.

Alors pour tout vous dire, j’ai commencé à prendre la pilule à l’âge de 15 ans. C’était la seule solution qui m’avait été proposée aussi bien par ma gynécologue que par ma généraliste. Personne ne m’avait expliqué les conséquences possibles que pouvaient avoir la prise de ce contraceptif hormonal sur ma santé, et aucune autre option ne m’avait été proposée. Aucun bilan sanguin ou hormonal n’a été réalisé à la demande des médecins que j’ai pu consulter durant toute la prise de cette contraception.

Mon expérience avec la pilule

J’ai pris la pilule pendant 7 longues années. Durant cette période, on m’a demandé de changer trois fois de pilules, notamment parce qu’une des pilules prescrites étaient de 3 ème génération (je vous laisse vous rappeler des problématiques liées à ça). J’étais plutôt studieuse dans ma prise, je n’oubliais que très rarement mon petit cachet journalier. Je ne ressentais pas particulièrement de troubles liés à la prise de ce contraceptif: aucune prise de poids, baisse de libido ou autre.

Je n’avais pas de raison qui me motivait à arrêter la pilule et pas non plus de raison qui me poussait à continuer . Je n’avais pas d’acné qui était « soignée » par la prise de contraceptif hormonal ou de problème de cycle à régulariser.

Ma démarche de vie bio et minimaliste m’a amené à me questionner sur la pilule.

Je connaissais vaguement les effets secondaires de la pilule, mais je n’avais jamais creusé ce sujet. Je n’ai toujours pas approfondi au sujet des effets secondaires les plus graves pour éviter de m’inquiéter vu que j’ai quand même pris la pilule durant 7 ans.

Les premières informations qui ont motivé mon changement de contraception étaient relatives à l’impact du contraceptif hormonal sur les rivières. J’avais pu lire que les hormones synthétiques rejetées dans les eaux au moment de notre passage aux toilettes, avaient un impact sur la féminisation des poissons. Si ce point est discuté dans la communauté scientifique, il a suffit à m’alerter.

Comment des hormones synthétiques pouvaient avoir un effet bénéfique aussi bien pour l’environnement que pour moi?

Je ne voyais pas comment répondre à cette question. J’étais victime de mycoses récidivantes. Ma gynécologue m’avait dit « Oh c’est la maladie du siècle, c’est lié à la prise de la pilule, vous ne pouvez rien y faire ». Ok… alors si je comprends bien, je devais faire avec et ne pas me poser de questions.

Mais voilà, il était trop tard. Je commençais à m’inquiéter un peu de ce choix qu’on avait pour ainsi dire « fait pour moi ». Parce qu’à 15 ans, on a tendance à croire que l’avis des professionnels de santé vaut « parole sainte ». On remet rarement en doute ce qu’ils peuvent nous dire.

La remise en question

Alors dans une sorte d’instinct et dans une envie de prendre soin de moi, j’ai listé tout ce qui me posait problème dans cette contraception:

  • Les impacts pour la planète (encore assez peu mesurés, on ne dispose pas de suffisamment de recul, mais dans le doute, je préfère m’abstenir et faire un autre choix).
  • Les risques pour la santé (notamment les phlébites et tromboses veineuses)
  • L’enrichissement des laboratoires (surtout à cause des tests sur les animaux et aussi parce qu’ils s’enrichissent sur des maladies qu’ils nous crées. Je sais ça fait un peu théorie du complot, mais sans malade pas de labo…).

Il y a une foule d’autres raisons qui pourraient être à la base de mon choix, mais c’est principalement ces trois points qui m’ont motivé.

Arrêter la pilule et après?

J’ai arrêté la pilule du jour au lendemain, en plein milieu de ma plaquette. Durant les quinze premiers jours j’ai ressenti une légère tension dans les seins (comme à l’approche de certains moments du cycle), mais c’est tout. Je n’ai eu aucun autre effet suite à l’arrêt de ma contraception.

J’étais célibataire au moment où j’ai fait ce choix, il me fallait donc trouver une contraception la plus sûre possible et qui ne nécessite pas un parfait échange entre mon partenaire et moi-même. Je ne pouvais pas risqué une grossesse.

Je me suis penchée sur toutes les contraceptions possibles, J’ai écumé les sites, j’ai questionné les différents gynécologues que j’ai pu rencontrer. Très vite trouvée, je me suis trouvée face à une incompréhension du personnel soignant. Ils ne comprenaient pas ma volonté de me passer d’hormones synthétiques. Pour eux, j’étais manipulée par les médias et une nouvelle « mode ». A leurs yeux j’avais laissé une partie de mon libre arbitre sur le banc de touche.

Les premiers pas avec une contraception sans hormones de synthèse

J’ai essayé de demander à plusieurs gynécologues de me poser un stérilet au cuivre. Ils étaient dubitatifs, car je suis nullipare et les médecins un peu à l’ancienne refusent à tort d’en poser dans ce cas. La deuxième raison qui motivait leurs doutes, c’était l’absence de partenaire stable (il y a plus de risque d’infection avec un stérilet). Une raison difficilement justifiable car absence de partenaire n’égale pas absence de contraception.

Le stérilet au cuivre que j’ai finalement réussi à obtenir n’a pas été une réelle réussite pour moi (règles très très très hémorragiques). J’ai du le retirer après 6 mois de pose.

Et maintenant?

Mon combat pour avoir une contraception qui me convenait a continué. Ayant un partenaire stable, j’ai commencé à vouloir abandonner toutes les contraceptions conventionnelles.
On a décidé d’opter pour une méthode de contraception dite « naturelle », la symptothermie. Cette méthode m’a permis de me reconnecter avec mon corps (observation des différents phénomènes liés à la fertilité tout au long de mes cycles). Je ressens précisément mon ovulation ce qui ne m’était jamais arrivé auparavant avec les méthodes contraceptives classiques. J’ai appris des choses sur la glaire cervicale qui change d’aspect et les variations de courbes de températures. Je me suis demandée pourquoi on ne m’avait rien appris de tout ça jusqu’à présent. On a pourtant des cours de SVT durant notre scolarité, et personne ne nous explique comment fonctionne notre propre corps.

Aujourd’hui, je suis ravie d’avoir fait ce choix, pour mon corps, ma santé, l’environnement. Je suis persuadée de prendre soin de moi, et d’avoir finalement une contraception efficace. En deux ans d’utilisation, je n’ai pas eu de grossesse non désirée.

Et toi alors, qu’est ce que tu penses de la pilule? Je t’invite à te questionner à son sujet!

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7 commentaires

May · 30 janvier 2018 à 9 h 09 min

C est rigolo je me pausé les mêmes questions que toi. J ai eu mon rdv chez la Gyneco hier, elle était d accord pour le stérilé mais me parlait des règles abondantes. A voir …

    Revesolution · 30 janvier 2018 à 17 h 48 min

    Le stérilet au cuivre ne m’a pas du tout convenu. Je devais changer de protection (tampon, coupe menstruelle) toutes les heures et encore j’avais déjà des tâches. C’était ingérable. Et j’ai attrapé une infection par la suite qui m’a forcé à le retirer. Après ça dépend de chaque femme, j’ai de nombreuses amies qui ont ce mode de contraception et qui adorent.

Pauline Gauthier · 31 janvier 2018 à 11 h 56 min

Je me suis longtemps posé la question avant de la prendre car je n’avais que 17 ans lorsque j’ai commencer à la prendre. Cependant je sais qu’une amie peut attraper des maladie si elle l’a prend comme ça maman

mindandbeauty · 31 janvier 2018 à 21 h 48 min

Je trouve ton article très intéressant. Je me pose pas mal de questions sur la contraception. On m’a proposé la pilule parce que j’avais des règles douloureuses. Malheureusement, j’ai ressenti beaucoup de nervosité, des sautes d’humeur etc… J’ai donc arrêté et aujourd’hui je cherche encore le bon contraceptif. Moi, par contre en terminale j’ai eu des cours concernant le fonctionnement de notre corps et j’avoue que c’est très important d’être au courant.

leti · 31 janvier 2018 à 22 h 47 min

je suis en couple depuis 10 ans, j’i deux enfant et après de longues années de pilule, nous avons décidé que nous opterions pour la vasectomie… plus d’hormones. C’est tout ou rien chez moi hahaha

Bubulle · 3 février 2018 à 9 h 26 min

Salut, pour ma part je prend la pilule depuis maintenant 4ans pour diverse problème de santé, et il se trouves, qu’il est possible que je me crée moi même du cholestérol. Cela est de famille du coup tous les 6 mois je fais une prise de sang pour s’assurer que tous va bien. Du coup je pense que part rapport à mes soucis de santé je suis obligé de garder ce moyen de contraception. Ou toujours quelques choses avec des hormones.

    Revesolution · 4 février 2018 à 5 h 57 min

    As tu essayé de changer d’alimentation (même temporairement) pour voir si ça influe sur ce problème de cholestérol? Je pense à l’alimentation végétalienne. Après je ne veux pas faire de propagande, mais ça peut valoir le coup de s’y pencher.
    merci pour ton témoignage!

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